Au milieu du 17eme siècle il n’était pas possible d’acheminer du courrier de la ville pour la ville à moins de faire appel au personnel de maison ou des petits messagers.
Mais l’expérience de Piarron de Chamousset bénéficiaire d’un privilège du roi en 1759 à Paris, qui s’avéra un véritable succès, allait changer la donne pour ce service d’une ville. Principales règles « le bénéficiaire obtient la permission de former un établissement dans la ville indiquée pour le service de la ville, ses faubourgs, sa banlieue et environ où il n’y pas de bureau de poste, avec tel nombre de bureaux, commis et facteurs qu’il jugera à propos sans que les facteurs de la Petite Poste puissent porter les lettres dans aucun des endroits ou la Grande Poste est établie. . . » (LPAF).
Le sieur J-P Loliot obtient le privilège en 1766 d’exploiter la Petite Poste à Bordeaux et est à l’origine en 1781 de celle de Marseille.
Le bureau général est situé en face du port à l’angle de la Canebière et du Cul de Boeuf, puis se déplace en 1786 sur le rive droite du port rue de Jérusalem et finalement Place de Vivaux.
Extrait du Plan routier de la ville et faubourg de Marseille / levé par Campen ; et gravé par Denis Laurent en 1808 (gallica.bnf.fr).
La ville est divisée en six « départements » pourvus en boites aux lettres en rapport avec leur étendue et parcourue par douze facteurs qui annonçaient leur passage au bruit de claquettes.
Différence notable avec la Poste aux Lettres : le port était payé d’avance ! (hors quelques exceptions dont les négociants). Tarif en 1781 (AMM, HH678):